Militer activement ?

Militer, en tant que végan-e, c'est notre droit mais surtout notre devoir.

 

Ne pas oublier qu'être végan-e est aussi un acte politique...

 

Pourquoi ? Pour agir concrètement, informer le public, le sensibiliser, pouvoir détruire les croyances erronées et faire évoluer les mentalités et les consciences...

Maintenant que nous avons eu ce fameux "choc" qui nous a fait basculer vers une vie reniant la souffrance et l'exploitation animale, il nous faut avertir les autres personnes, qui ne voient pas forcément où est le mal car noyées dans la doctrine de l'habitude, de la tradition et de la commodité.

Partager ce que l'on a appris et compris, s'utiliser comme "véhicule" pour passer le message...

C'est de cette façon qu'on fera parler de nous dans les médias, que notre mouvement prendra de plus en plus d'ampleur, pour intéresser nos politiques.

 

Les animaux non humains ne peuvent pas s'exprimer ou se faire entendre, nous sommes leur voix !

 

Pour certain-e-s être végan-e-s est suffisant, mais pourtant, même si on boycotte soi même le système carniste, les animaux non humains continuent a en subir les conséquences.

Si le meurtre d'un animal non humain est inutile et grave dans notre assiette, il l'est tout autant dans l'assiette des autres...

Si on a été soi-même capable de comprendre le problème, il n'y a pas de raison que les autres ne soient pas elleux mêmes capables de le comprendre et de faire le même choix que nous.

On a bien tous/toutes la capacité d'impacter la société, et de faire évoluer les mentalités.

 

Certes, les résultats ne sont jamais garantis, pour ne pas vous mentir c'est parfois fatiguant, déprimant et difficile mais sur le long terme voire le moyen terme, ça fonctionne !

Il faut juste savoir transmettre les informations de la bonne manière pour être entendu-e-s (sans aucune agressivité ou violence).

 

Et surtout, ne jamais désespérer ! Tous/toutes les militant-e-s ont des exemples de résultats positifs à leur militantisme.

Sans compter que ça nous permet de comprendre les autres, de s'adapter, de prendre confiance en nous, de nous entrainer à rester calme et de peaufiner nos arguments pour le véganisme.

Et militer, apporte une réelle sensation de plaisir : les rencontres avec d'autres militant-e-s et avec le public (qui est de plus en plus ouvert d'esprit) , la satisfaction d'apprendre ( faire des tracts ou affiches, trouver des idées d'actions...)


Vous vous sentez l'âme d'un-e militant-e ?

Si vous souhaitez militer pour le droit des animaux non humains, n'hésitez pas à nous rejoindre. Nous avons à disposition des tracts et prochainement des pancartes et banderoles. Notre association est abolitionniste mais pacifique, nous sommes donc totalement opposé-e-s à la violence ou à l'agressivité lors de nos actions.


Militer verbalement ?

Les mots ont un impact puissant et leur portée est essentielle lors de nos discussions avec autrui...

Vous l'avez sans doute remarqué, ici on écrit pas comme d'habitude.

On met des "elleux, celleux, tous/toutes..."

Eh non ce ne sont pas des fautes de frappe, c'est fait exprès !

C'est parce qu'on écrit en écriture non-sexiste !

 

Késako ? Pourquoi ?

 

MANIFESTE POUR PLUS DE JUSTICE SOCIALE : L'ECRITURE NON SEXISTE

 

« Le masculin l’emporte sur le féminin », règle de grammaire, une des seules que tout le monde semble avoir intégré au plus profond de son être quand chaque jour la grammaire est reniée par la majorité d’entre nous (la langue française est fort complexe, je vous l’accorde). 

 

 

Nos voisin-e-s anglosaxon-ne-s n’ont pas ce problème, leur écriture est bien moins binaire que la nôtre. C’est pourquoi nous devons faire preuve d’un progressisme bien plus grand pour faire évoluer notre langue.
Mais quoi, c’est si difficile de se rendre compte que l’Académie française et des siècles de sexisme ont réduit l’existence féminine à un néant absolu dans une phrase et qu’il est temps de rétablir l’égalité ? Pourquoi ce n’est pas la majorité qui l’emporte ?
C’est un système qui a quand même fait ses preuves dans d’autres contextes, par exemple, le vote.
Qu’est ce qui  se passerait si on décidait que certains valent plus que d’autres ?
Ah oui mais en fait, c’est la monarchie ça ! Je me rappelle ce que ça donne. Ou le fascisme. Peu importe. 

 

 

Cette règle me paraît carrément injuste quand je me retrouve dans un groupe constitué de 8 femmes et d’un homme, et que, innocemment, on fait les accords au masculin.
WHAT ? Attends, c’est vraiment ce pénis-là, cette expression de genre-là, qui fait que nous ne pouvons pas nous accorder au féminin ? Sérieusement ? 

 

 

D’autant plus que dans certains cas, tu ne sais pas forcément si la personne est une femme ou un homme. Ce n’est pas parce que la personne a un passing (=ressemble à) d’homme que c’en est un.
En fait c’est peut-être une personne qui a été assignée homme mais qui se sent femme.
Ou ni homme ni femme. Ou un peu des deux. Il y a toute une multitude de sentiments qui ne sont pas extériorisés par rapport au genre. Alors tu pourrais malgenrer quelqu’un : genrer un groupe de personnes ou une personne en particulier au masculin, alors que non, en fait il y a cette personne-là, qui ne se sent pas homme.
Certaines personnes ne se conforment pas à une identité de genre masculine ou féminine, c'est à dire qu'ils/qu'elles ne se définissent pas comme homme ou comme femmes, ou encore qu'ils/qu'elles se considèrent aléatoirement comme l'un ou l'autre selon les moments.
Ces personnes sont dit-es "non binaires" ou "genderflux".
C'est là qu'interviennent les pronoms.
Parler d'une personne non binaire en disant "il" ou "elle" revient à nier son identité.
Comme parler au masculin d'une personne qui se définit comme femme, ça peut être extrêmement blessant.
Alors, la solution à tout ça, c’est quoi ? Elle est là, sous tes yeux. L’ECRITURE NON SEXISTE

 

Le langage forme la pensée.

Pour un monde moins sexiste, il faudrait donc rendre les femmes plus visibles dans la langue.

 

 

TUTO ECRITURE NON SEXISTE OU INCLUSIVE :
Règle de base : on utilise le masculin ET le féminin, dans le même mot ou côte à côte.

 

 

       1) Quand tu ne sais pas (la personne ne s’est pas genré devant toi, tu ne la connais pas assez bien pour connaître son genre) le genre de la personne, tu accordes au masculin, ET au féminin. C’est-à-dire : quelqu’un-e, si tu te sens énervé-e, quand iel viendra

 

       2) Quand tu es face à un groupe de personne constitués d’hommes et de femmes, ou de personnes dont tu ne sais pas le genre : tu accordes au masculin ET au féminin. C’est-à-dire : quand vous êtes rentré-e-s, iels ont été, celleux-là même

 

      3) Quand tu es face à quelqu’un dont l’expression de genre n’est pas celle de son sexe biologique (femme qui possède un pénis, ou homme avec un passing de femme) : tu accordes en fonction de l’expression de genre. C’est-à-dire, tu es avec une femme née avec un pénis : tu es celle que je recherchais, elle a mangé…

 

      4) Quand tu es face à quelqu’un qui n’a pas d’expression de genre binaire (ni homme ni femme, un peu des deux, ça dépend des moments…) : tu accordes au masculin ET au féminin. C’est-à-dire : Iel pense, si tu te sens contrarié-e… 

 

      5) Tu ne te plains pas que c’est compliqué car toi-même tu sais que toutes les règles de grammaire qu’on t’a apprises quand t’étais enfant sont bien plus dures que ça. Et que c’est pour que nos amis MOGAI puissent se sentir bien dans ce monde. Et que t’as pas envie d’être un-e vieil-le aigri-e que personne n’aime parce qu’iel est méchant-e avec les MOGAI. 

 

Quelques astuces pour l’écriture non sexiste (ou inclusive) :

 

Tous, toutes : tou-te-s, toustes ou tous/toutes

 

Celle, celui, ceux, celles : celleux ou celles/ceux
Il, elle : iel ou il/elle
nous, vous : nou-e-s, vou-e-s ou noues, voues

 

Ils, elles : iels, illes ou ils/elles
Pour ce faire, on peut utiliser, les points, les parenthèses, les tirets, les majuscules...

 

N’oubliez pas les noms de métier à féminiser : professeure, auteure, etc, et les tirets pour rajouter un –e à la fin des adjectifs et des verbes accordés ! Merci à tous/toutes ! ;)

 

Certes, c'est un langage pas habituel, pas facile à lire les premiers temps et qui peut même paraitre moche au premier abord, mais c'est une question d'habitude, au fur et à mesure on s'y fait et notre oreille y prend goût !


Animaux humains et non humains ?

Peut-être vous êtes vous rendu compte qu'ici on parle également "d'animaux non-humains".

 

Pourquoi ?

 

Lorsque l'on parle des autres animaux, il est important d’écrire et de dire « animal non humain »

(qu’on peut abréger en « animaux NH »), et non pas « animal » tout court.

L’être humain est un animal.

Mais cet état de fait est perdu de vue par un certain nombre de personnes, qui continuent d’affirmer que l’être humain n’est pas un animal et qu'il est supérieur à elleux. C’est précisément cette discrimination ce qu’il faut renverser.

 

Cela permet de réintégrer Homo sapiens dans le règne auquel il appartient puisque nous sommes tous/toutes des animaux...


Utiliser des insultes non-oppressives

Les mots sont importants. Ils ne font pas tout mais ils traduisent une vision de la société que nous communiquons à d'autres, ce qui contribue à faire de cette société ce qu'elle est. A nous d'utiliser des insultes "safes" pour faire changer la conscience collective concernant les discriminations au sein de notre société...

Insultes et proverbes specistes à bannir :

 

- Sale bête / Morue / thon / bécasse / dinde / pigeon / vautour / buse / âne / porc / chacal / chienne / vache / cochonne / truie…ect
- Avoir le Q.I. d’une huître / d’une moule / Avoir d’autres chats à fouetter / Avoir mangé du lion / Avoir des yeux de merlan frit / Serré(e)s comme des sardines / Une mémoire de poisson rouge / Avoir une faim de loup / Hurler avec les loups / L’homme est un loup pour l’homme / Ce type est un vrai requin / Devenir chèvre / Les gens sont des moutons / Être têtu.e comme une mule / Être un âne bâté/Être un chaud lapin /Être fait comme un rat,- Fier comme un coq / comme un paon / Poule mouillée / Être le dindon de la farce / Gueuler comme un putois / Mener une vie de chien / Traiter quelqu’un comme un chien / Avoir un caractère de chien / Monter sur ses grands chevaux / Peau de vache / Prendre le taureau par les cornes / Mettre la charrue avant les bœufs / Rougir comme un homard / Tête de linotte / cervelle de moineau / Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué,etc.

 

Pourquoi ne pas utiliser d'expressions specistes ?

Tous ces mots ou expressions dévalorisent les animaux non humains en supposant qu'ils/qu'elles sont inférieurs aux animaux humains.

 

Et les autres insultes alors ?

 

Toutes les insultes que nous utilisons sont également pour la plupart oppressives.


Sexistes ou homophobes : salope, putain,pute et ses dérivés, toutes les insultes tournant autour du mot "con"(puisque l'étymologie de con=sexe féminin), sale "PD" etc...
Mais aussi capacitistes/validistes: débile, abruti, mongole, retardé, handicapé, etc...
Sans oublier les insultes grossophobes (anti-gros) et racistes...

Je pense qu'il est essentiel d'arrêter d'utiliser des termes qui définissent des minorités comme des insultes.

La solution ?

 

L'idée c'est de trouver des insultes (ou des jurons) qui sont désagréables pour la personne visée mais qui ne renvoient pas à une communauté stigmatisée.

 

Exemples d'insultes "safes" :

 

- Saleté

- Tache

- Tas de Purin

- Vaurien

- Raclure
- Ordure
- Fond de bidet
- Residu de chiotte
- Enflure
- Étron
– Fripouille
– Fumier
– Mange-merde
– Merdeux
– Naze
– Pourriture

...ect

 

A vous d'en inventer d'autres ;)


Refaire la connexion entre l'animal et notre consommation...

Les publicitaires et lobbies l'ont bien compris, les mots dérivés tels que "viande" par exemple permet de "tromper" le consommateur et de faire disparaître la connexion avec l'animal...
Occulter la réalité et invisibiliser l'animal...

 

La solution ?

 

● Bannir les mots : Steak, viande, saucisse, saucisson, jambon, nugget, burger, etc.
● Remplacez par : Chair, morceau de chair, morceau d’animal, cadavre, morceau de cochon, morceau de poule, morceau de vache, etc.

Même pour les aliments végétaux transformés et les « simili-carnés », préférez « galette végétale » à « steak végétal » ; « seitan pané » plutôt que « nugget de seitan » ; « tranches au soja » plutôt que « jambon végétal », « allumettes végétales »ou « émincés de soja » plutôt que « lardons », etc. : si l’on combat le fait que les animaux non humains soient considérés comme des ressources ou des aliments, il ne faut pas donner leur nom à des produits de consommation.

 

Dire « manger du poulet », « manger du porc », « manger du bœuf », « manger du poisson », etc. revient à désigner les animaux comme des ingrédients et/ou des aliments ; comme on désigne le fait de « manger du pain », « manger du gâteau », « manger du chou ».

 

Comment rétablir la visibilité de l'animal ?

 

Bannir les expressions : manger du poulet, manger du porc, manger du poisson, etc.
● Remplacez par : manger une poule, manger un morceau de cochon, manger un poisson, etc.

« Lait »


Le mot « lait » est directement associé au lait animal.

Il y a donc de ce fait, aucune visibilité de la victime : la vache (ou la chèvre, la jument…).

Encore une manière d’occulter l’animal...

 

Comment faire en sorte de changer ça ?

 

● Bannir le mot : Lait, sans plus de précision.
● Remplacez par : Lait maternel des vaches, lait maternel des chèvres, lait d’amande, lait de soja, lait de coco, etc.

A nous d'utiliser les bons mots pour faire évoluer la conscience collective concernant l'exploitation animale au sein de notre société, et ne plus voir seulement le produit, mais refaire la connexion avec l'animal qui se trouve derrière !